samedi 20 octobre 2012

Tony Garnier


Jusqu’ici nous avons vu à la fresque des Lyonnais des saints, des inventeurs, un écrivain et aviateur, un chef, un prêtre… et aujourd’hui, un architecte. A Lyon il n’y a qu’un nom qui domine ce métier : celui de Tony Garnier. Cet architecte et urbaniste est né à la Croix-Rousse en 1869. Pendant sa carrière il a réalisé plusieurs projets significatifs dans sa ville natale, y compris la halle Tony-Garnier (bien entendu !) et les HLM du quartier des États-Unis. Ici on voit l’architecte présentant quelques plans à Édouard Herriot, maire de Lyon pendant 50 ans (1905-40 et 1945-57) et trois fois président du Conseil des ministres français.


Autre grande œuvre de Garnier, le stade de Gerland est le siège du club de football Olympique Lyonnais. Pendant le séjour à Lyon, on a logé à Gerland, tout près de l’édifice, et on a souvent utilisé sa station de métro. L’image ici montre le stade, vu depuis la colline de la Fourvière.

vendredi 19 octobre 2012

L'Abbé Pierre


Né à Lyon le 5 août 1912, Henri Grouès est devenu frère Pierre quand il est entré à la vie religieuse en 1932. Six ans plus tard il a été ordonné prêtre et désormais son titre, l'Abbé Pierre, est très bien connu en France. Résistant pendant la guerre, il a protégé les familles juives et aider à fuir les Nazis Jacques de Gaulle, plus jeune frère du Général.  Puis, et avec l’approbation de l’archevêque de Paris, il est devenu député, début d’une carrière politique qui durera quelque six ans. Mais c’est pour sa fondation, Emmaüs, qu’il est plus bien connu. Cette organisation, dont on a fait mention pendant le cours de français que j’ai suivi cet an, lutte en faveur du logement pour tous, et offre assistance à ceux qui sont mal-logés. L’Abbé Pierre est mort en janvier 2007 à l’âge de 94 ans.

jeudi 18 octobre 2012

Antoine de Saint-Exupéry


Dès qu’on arrive à Lyon – au moins si on arrive par avion – on connait le nom d’Antoine de Saint-Exupéry. La ville a décidé de donner son nom à l’aéroport, car ce fils de Lyon était aviateur ainsi qu’écrivain. On le voit à la fresque portant ses vêtements de l’aviateur et à côté de sa création la plus bien connue, le Petit Prince. Saint-Exupéry est né à Lyon le 29 juin 1900. Ayant devenu pilote lors de son service militaire à Strasbourg en 1921, il a été mobilisé en 1939. Après l’armistice il a quitté la France pour New York, où il a écrit Le Petit Prince et essayé de persuader les Américains d’entrer la guerre. Rêvant d’action, il est revenu en Europe, en Sardaigne puis en Corse, et il a aidé les préparations d’embarquement en Provence, prenant les photographes de reconnaissance. Dans les circonstances mystérieuses il est mort pour la France lors d’un survol de la mer près de Marseille en 1944.

mercredi 17 octobre 2012

Les frères Lumière


Le goût n’est pas le seul sens qui doit beaucoup à la cité de Gones. Car, en 1895, les frères Auguste et Louis Lumière ont tourné son premier film à Lyon, et le représenté à Paris. C’était l’un des événements les plus importants dans toute l’histoire du cinéma, et on dit même que le cinématographe est né à Lyon. Bien que les frères soient nés à Besançon, ils ont grandi à Lyon et, en tant qu’enfants du pays, ils méritent leur place à la fresque. Aujourd’hui l’institut Lumière dans la ville raconte l’histoire des inventions des frères et célèbre leurs exploits.

mardi 16 octobre 2012

Paul Bocuse


Lyon ne serait pas Lyon sans sa gastronomie, et la ville abrite plusieurs fameux chefs. Parmi eux, c’est Paul Bocuse qui est représenté à la fresque, debout à la porte d’un café qui s’appelle « le Pot Beaujolais ». Bocuse est né à Collonges-au-Mont-d’Or, dix kilomètres au nord de Lyon, où se trouve aujourd’hui son restaurant si célèbre. Il s’enorgueillit de trois étoiles Michelin depuis 1965 et a été désigné « cuisinier du siècle » par les critiques Gault et Millau. De plus, il est le premier chef à entrer dans le musée Grévin de Paris ! Il dirige toujours plusieurs restaurants et brasseries à Lyon, ainsi que deux au Japon et un aux États-Unis.


lundi 15 octobre 2012

La fresque des Lyonnais


Partout à Lyon on trouve les murs peints. L’idée remonte au début des années 1980, et aujourd’hui cette curiosité lyonnaise se déclare comme attraction touristique. Ces œuvres sont étonnantes en partie grâce à leur échelle : quelques-unes sont vraiment énormes !


Peut-être le plus célèbre des murs peints, la fresque des Lyonnais se trouve au nord de la Presque-île. Elle exhibe les fils et les filles les plus connus de la ville, et ces prochains jours on l’explorera sur le blog.


Une légende identifie les Lyonnais qui sont présentés. Comme on peut voir ci-dessous, la fresque couvre deux côtés du bâtiment !


dimanche 14 octobre 2012

Deux saints de Lyon


Hier j’ai fait mention des deux des saints de Lyon : Pothin et Blandine. Aujourd’hui je présente deux images : le premier qui montre le successeur de Pothin, l’évêque Irénée, et la deuxième, une image de Sainte Blandine. Ces images font partie de la fresque de Lyonnais, dont plus pendant la semaine. Irénée, autour du monde le plus célèbre des saints de la cité des Gones, vécu entre 130 et 200. Il était disciple de Saint Polycarpe avant qu’il soit venu à Lyon.


A l’origine esclave romaine, Blandine devint chrétienne et était la dernière des 47 martyres qui moururent à l’amphithéâtre des Trois Gaules en 177. On rende compte de leurs morts grâce au témoignage oculaire d’un chrétien qui raconta les événements dans une lettre à l’Église de Smyrne.

samedi 13 octobre 2012

L'amphitéâtre des Trois Gaules


Depuis longtemps on sait qu’il y avait un massacre de chrétiens à Lyon en l’an 177, mais avant 1958 on ne savait pas où il y a eu lieu. On a présumé qu’il s’était passé à la Fourvière, mais les excavations aux pentes de la Croix-Rousse ont découvert l’endroit au milieu du vingtième siècle.


Construit en l’an 19, l’amphithéâtre était à l’origine lieu de rencontre des Trois Gaules (Lyonnaise, Aquitaine et Belgique). Bientôt il est devenu l’endroit de festivités et de mort pour ceux qui ont désobéi les autorités romaines.


Aujourd’hui il ne reste que les vestiges de l’édifice. Parmi ceux qui sont morts ici en 177 étaient Sainte Blandine et Saint Pothin, premier évêque de Lyon.


vendredi 12 octobre 2012

L'église Saint-Polycarpe


Le quartier de la Croix-Rousse abrite les anciens résidences et ateliers des canuts, les traboules cachées, les espaces ouvertes, tout dans une atmosphère débranchée. On y trouve aussi plusieurs églises, malgré qu’elles soient difficiles à entrer. Nous en avons découvertes deux ou trois qui étaient fermée ce jour-là. Pour autant, elles restent intéressantes. Prenez comme exemple celle-ci, l’église Saint-Polycarpe. Son histoire remonte à 1670, tandis que sa façade actuelle a été réalisée au milieu du XVIIIe siècle. J’aime bien son style néoclassique, et la façade, en dépit du fait qu’elle est bien cachée, est vraiment impressionnante. Elle a été endommagée par les canons en 1793, lors des batailles suite à la Révolution.


jeudi 11 octobre 2012

La cour de Voraces


Tout comme le vieux Lyon, la Croix-Rousse a ses propres traboules. Il semble qu’elles aient fait pour protéger la soie quand on l’apportait entre les bâtiments du quartier en cas de pluie, parce que la soie et l’eau ne font pas une bonne combinaison ! Cette traboule est peut-être la plus intéressante : elle mène à la cour de Voraces.


C’était ici en 1831 que les canuts se sont rassemblés lors de leur fameuse révolte. Cette petite cour, bien protégée par les bâtiments qui l’entourent, a servi comme lieu de regroupement. Parmi ses points d’intérêt est cet escalier en pierre, qui a l’air d’un édifice de béton.


On peut toujours monter l’escalier, et les bâtiments sont encore habités, je crois. Dans la place il y a un panneau qui raconte l’histoire de ce lieu insolite.